// AVERTISSEMENT

L'arnaque à la récupération de fonds
(recovery scam)
— ce que vous devez savoir

Après une escroquerie en ligne, des individus vous proposent de récupérer votre argent ou de retrouver votre arnaqueur contre paiement. C'est une seconde arnaque, appelée recovery scam ou arnaque à la récupération de fonds. Voici comment la reconnaître et quoi faire.

// QU'EST-CE QUE L'ARNAQUE À LA RÉCUPÉRATION DE FONDS ?

L'arnaque à la récupération de fonds (ou recovery scam) est une escroquerie secondaire qui cible spécifiquement les victimes d'une première fraude. Des individus — se faisant passer pour des avocats, agents gouvernementaux, hackers éthiques, experts OSINT, ou cabinets spécialisés en recouvrement crypto — promettent de récupérer l'argent perdu ou de retrouver l'escroc contre paiement. Ces promesses sont impossibles à tenir : aucune société privée n'a le pouvoir légal ni les moyens techniques pour récupérer des fonds issus d'une escroquerie. Les listes de victimes sont vendues entre réseaux criminels, ce qui explique pourquoi vous pouvez être recontacté peu après votre première fraude.

Victime d'une arnaque en ligne ? La seule bonne réponse : signaler officiellement et gratuitement.

Signalez immédiatement les faits sur la plateforme officielle de l'État. Ce signalement est gratuit, confidentiel, et permet aux autorités compétentes d'identifier et de poursuivre les auteurs. Déposez également plainte au commissariat ou à la gendarmerie. Conservez toutes les preuves : captures d'écran, emails, numéros de transaction.

Signaler sur Service-Public.fr Cybermalveillance.gouv.fr
1.
Signaler sur Service-Public.fr
Plateforme officielle de l'État, gratuite et confidentielle. Accéder au signalement →
2.
Déposer plainte
Au commissariat ou à la gendarmerie, avec toutes vos preuves (captures d'écran, emails, numéros de transaction).
3.
Appeler le 116 006 — France Victimes
Accompagnement juridique et psychologique gratuit, 7j/7. 116 006
4.
Consulter Cybermalveillance.gouv.fr
Diagnostic personnalisé et professionnels référencés. cybermalveillance.gouv.fr →
5.
Ne jamais payer une société privée
Tout contact proposant de récupérer vos fonds ou de retrouver votre escroc contre paiement est une arnaque (recovery scam).

Une seconde escroquerie cible spécifiquement les victimes de la première

Après avoir subi une fraude, de nombreuses victimes sont approchées une seconde fois par des individus se faisant passer pour des avocats, agents gouvernementaux, conseillers financiers, ou encore pour des hackers éthiques, experts en cybersécurité ou spécialistes OSINT qui prétendent pouvoir retracer les fonds et identifier les escrocs. Ce mécanisme s'appelle le recovery scam.

Ils réclament des honoraires, des frais de dossier ou des garanties financières en échange de promesses impossibles à tenir. Les termes « fraud recovery », « asset recovery », « cabinet de recouvrement crypto » ou « retrouver son arnaqueur » sont des signaux d'alarme.

Les listes de victimes sont vendues et revendues entre réseaux criminels. Être recontacté peu après votre première arnaque n'est pas une coïncidence : c'est un ciblage délibéré.

01/
Frais préalablesAucun organisme légitime ne demande un paiement pour récupérer des fonds ou ouvrir un dossier.
02/
Contact non sollicitéVous avez été contacté sans avoir cherché ce service : c'est un signal d'alarme systématique.
03/
Jargon technique ou juridiqueFraud recovery, asset recovery, OSINT, hacker éthique, Europol, AMF… pour paraître légitimes.
04/
Résultat garantiAucun contrat privé ne peut juridiquement promettre une récupération de fonds. C'est une impossibilité légale.

Société récupération argent arnaque, cabinet recouvrement crypto, enquêteur privé : aucun ne peut légalement récupérer vos fonds

Une fois transféré vers des comptes étrangers ou des cryptomonnaies, l'argent est dans la grande majorité des cas perdu définitivement. Seuls les services de l'État, en coopération internationale, peuvent espérer remonter ces fonds. Aucune entreprise privée n'en a ni le droit ni les moyens.

Des sociétés — souvent créées récemment ou basées à l'étranger — se présentent comme enquêteurs privés spécialisés en fraude, cabinets de recouvrement crypto, faux avocats ou faux agents gouvernementaux. Leurs sites sont souvent très professionnels. Leur légitimité est nulle.

01/
Honoraires opaquesAcompte de plusieurs milliers d'euros exigé avant tout résultat.
02/
Promesses impossiblesPersonne ne peut légalement pirater un réseau criminel ou bloquer une transaction crypto passée.
03/
Faux rapports d'enquêteDocuments d'apparence professionnelle sans valeur juridique, inexploitables par les autorités.
04/
Lien avec les escrocs initiauxCertaines sociétés de récupération sont opérées par les mêmes réseaux criminels.
05/
Absence de pouvoir légalSeuls la police, la gendarmerie et les magistrats peuvent légalement agir sur des comptes ou transactions.
06/
Résultat garanti = arnaqueAucun contrat privé ne peut juridiquement promettre une récupération de fonds.
Tout contact non sollicité proposant de retrouver votre escroc ou de récupérer votre argent contre paiement est une arnaque. Signalez-le immédiatement sur Service-Public.fr.

Ce que les victimes d'arnaque recherchent le plus

L'arnaque à la récupération de fonds (recovery scam) est une escroquerie secondaire ciblant les victimes d'une première fraude. Des individus — se présentant comme avocats, agents gouvernementaux, hackers éthiques ou experts OSINT — promettent de récupérer l'argent perdu contre paiement. Ces promesses sont impossibles à tenir. Aucune société privée n'a le droit légal ni les moyens techniques de récupérer des fonds issus d'une escroquerie. Signalez immédiatement sur Service-Public.fr.
Dans la grande majorité des cas, non. L'argent transféré est perdu définitivement : les fonds sont blanchis en quelques heures via des réseaux financiers internationaux. Seuls les services judiciaires de l'État, en coopération internationale, peuvent espérer geler ou récupérer ces fonds — uniquement dans le cadre d'une enquête officielle. La priorité absolue est de signaler immédiatement sur Service-Public.fr et de déposer plainte.
Les signaux d'alerte d'un recovery scam sont : demande de frais préalables ; promesse de récupération garantie ; contact non sollicité ; jargon technique (fraud recovery, asset recovery, OSINT, hacker éthique, cabinet recouvrement crypto) ; documents d'apparence professionnelle sans valeur juridique ; société créée récemment ou domiciliée à l'étranger ; usurpation d'identité d'autorités officielles (Europol, AMF, Interpol). Tout contact proposant de retrouver votre escroc contre paiement est une arnaque.
Non. Des individus se présentent comme hackers éthiques, experts en cybersécurité ou spécialistes OSINT pour proposer de retrouver les escrocs contre paiement. Il s'agit d'une technique classique de recovery scam. Même si une identification partielle était possible, elle n'aurait aucune valeur juridique et ne permettrait pas de récupérer les fonds. Signalez ce type de proposition sur cybermalveillance.gouv.fr.
En France, aucune réglementation ne reconnaît la récupération de fonds issus d'escroqueries comme une activité privée légitime. Certaines sociétés existent légalement mais ne peuvent pas tenir leurs promesses. La plupart sont de pures arnaques (recovery scam). Si vous avez payé une telle société, signalez-la également sur Service-Public.fr et déposez plainte pour escroquerie.
Signalez sur Service-Public.fr et auprès de l'AMF (Autorité des Marchés Financiers) via amf-france.org et sur cybermalveillance.gouv.fr. Conservez toutes les preuves : adresses de portefeuilles crypto, captures d'écran, échanges écrits, ordres de virement. N'engagez aucune société privée de recouvrement crypto.
Ne payez rien et rompez tout contact immédiatement. Ces usurpations d'identité (avocats, magistrats, Europol, OFAC, AMF…) sont un mode opératoire classique du recovery scam. Signalez les coordonnées sur Service-Public.fr, déposez plainte pour tentative d'escroquerie et appelez le 116 006 (France Victimes) pour être accompagné.
Les listes de victimes sont vendues entre réseaux criminels. Vos coordonnées, la nature de votre arnaque et le montant perdu constituent des données précieuses pour les auteurs de recovery scam. Être recontacté peu après une première fraude n'est pas une coïncidence : c'est un ciblage délibéré. Ces seconds contacts sont toujours frauduleux, quel que soit leur niveau de professionnalisme apparent.

France Victimes — 116 006

France Victimes vous accompagne gratuitement dans vos démarches juridiques et administratives après une escroquerie. Des professionnels qualifiés vous orientent, vous informent sur vos droits, vous aident à identifier les bons interlocuteurs officiels et à éviter les pièges du recovery scam. Appel gratuit depuis un fixe ou un mobile, disponible 7j/7.

Pour les arnaques numériques, consultez aussi cybermalveillance.gouv.fr et signalez les arnaques aux investissements sur AMF — Signaler une arnaque.

Appel gratuit — 7j/7 116 006 France Victimes

Arnaque à la récupération de fonds : définition et fonctionnement

L'arnaque à la récupération de fonds, connue sous le terme anglais recovery scam, est une escroquerie secondaire qui cible les victimes d'une première fraude en ligne. Son principe est simple : des individus vous contactent après votre première arnaque — par email, téléphone ou réseaux sociaux — en prétendant pouvoir récupérer votre argent, retrouver votre escroc ou bloquer les transactions frauduleuses, contre paiement de frais préalables. Cette promesse est une impossibilité légale et technique. Les fonds issus d'une escroquerie sont blanchis en quelques heures via des réseaux financiers internationaux inaccessibles aux acteurs privés.

Le recovery scam fonctionne parce que les listes de victimes d'escroqueries sont vendues entre réseaux criminels. Vos coordonnées, le type de fraude subie et le montant perdu constituent des données précieuses revendues à des tiers malveillants. Ce n'est pas une coïncidence si vous êtes recontacté peu après votre première arnaque : c'est un ciblage délibéré exploitant votre vulnérabilité.

Recovery scam : comment reconnaître cette arnaque secondaire ?

Les signaux d'alerte d'un recovery scam sont identifiables. Le premier est la demande de frais préalables : aucun organisme légitime ne conditionne son aide à un paiement initial. Le second est le contact non sollicité : vous n'avez pas cherché ce service, c'est lui qui vient à vous. Les escrocs utilisent un jargon technique ou juridique pour paraître crédibles : fraud recovery, asset recovery, cabinet de recouvrement crypto, hacker éthique, expert OSINT, ou ils usurpent l'identité d'autorités officielles (Europol, AMF, Interpol, OFAC, police nationale). La garantie de résultat est également un signal d'alarme absolu : aucun contrat privé ne peut juridiquement promettre la récupération de fonds issus d'une escroquerie.

Société récupération argent arnaque : pourquoi ces cabinets sont dangereux

Les sociétés qui se présentent comme spécialisées dans la récupération d'argent après arnaque n'ont aucun pouvoir légal pour agir sur des comptes bancaires étrangers ou des portefeuilles de cryptomonnaies. Seuls la police, la gendarmerie et les magistrats, dans le cadre d'une coopération judiciaire internationale, peuvent légalement demander le gel ou la restitution de fonds. En France, l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) maintient une liste noire des sites et sociétés non autorisés dans le domaine financier. Si une société de récupération de fonds vous contacte, vérifiez immédiatement si elle figure sur cette liste noire sur amf-france.org avant toute démarche.

De nombreuses de ces sociétés sont directement opérées par les mêmes réseaux criminels que ceux qui ont organisé la première arnaque, sous une identité différente. Leurs sites web paraissent professionnels, ils disposent parfois de faux témoignages et de numéros de téléphone locaux, mais leur légitimité est nulle. Si vous avez déjà payé une telle société, signalez-la également sur Service-Public.fr et déposez plainte pour escroquerie.

Que faire si on a été victime d'une arnaque sentimentale, crypto ou au trading ?

Quelle que soit la nature de l'arnaque — arnaque sentimentale (romance scam), arnaque au trading ou aux placements financiers, arnaque crypto, arnaque à l'emploi ou fraude au faux conseiller bancaire — les démarches officielles restent les mêmes. Signalez immédiatement sur Service-Public.fr, déposez plainte au commissariat ou à la gendarmerie avec toutes vos preuves, appelez le 116 006 (France Victimes, gratuit 7j/7) et consultez cybermalveillance.gouv.fr. Pour les arnaques financières et crypto, signalez également auprès de l'AMF. Ne payez jamais de frais préalables à une société privée et ne communiquez aucune information personnelle à ces interlocuteurs.

Hacker éthique, expert OSINT, enquêteur privé : peuvent-ils retrouver mon escroc ?

Non. Des individus se présentent comme hackers éthiques, experts en cybersécurité ou spécialistes OSINT pour proposer de retrouver les arnaqueurs contre paiement. Il s'agit d'une technique classique de recovery scam. Même si une identification partielle était techniquement possible, elle n'aurait aucune valeur juridique et ne permettrait pas de récupérer les fonds. Par ailleurs, en France, le métier d'enquêteur privé est strictement encadré par le Code de la Sécurité Intérieure (Livre VI) et ne donne aucun pouvoir d'accès aux systèmes financiers ou aux données bancaires étrangères. Signalez ces propositions sur cybermalveillance.gouv.fr et ne payez rien.